Propagande, informations biaisées, guerre civile numérique et démocratie défaillante : le « nouveau monde » se dévoile sans fard

Le changement qui s’est opéré est peut-être plus important qu’on ne le soupçonne. Réalités fabriquées et réel sont désormais dressées les unes contre l’autre : explications d’un côté de ce qu’est censé vivre le pays, de l’autre le réel brut, avec sa pesanteur sociale et économique sans fard. Des retraités, des salariés, artisans ou petits entrepreneurs viennent raconter leurs difficultés à s’en sortir, leur manque de perspective doublées de leur découverte d’un système voué à les écraser pour mieux entretenir au plus haut niveau une élite cynique qui maintient ce système et qui leur « raconte des histoires » depuis des décennies.

Comment passer d’un gouvernement à un régime…

Un régime a son propre agenda. La démocratie ne l’intéresse que pour une seule chose : prendre le pouvoir par les urnes puis le conserver pour accomplir les missions qu’il s’est lui-même données d’accomplir [pour ses propres intérêts et ceux de ses soutiens]. Les concepts de « bien public », de gouvernance avec les corps intermédiaires, de prise en compte des aspirations populaires, de représentation réelle de la majorité du peuple, lui sont étrangers. C’est à ça que l’on reconnaît un régime d’une démocratie représentative saine et « normale ».

Jusqu’à quel point peut-on distraire une population pour l’obliger à cautionner des politiques pré-établies ?

La question de la distraction est essentielle si l’on veut comprendre le fonctionnement des sociétés industrielles. Aujourd’hui, le mouvement de contestation des Gilets Jaunes est un moment particulièrement intéressant pour éclairer cet aspect essentiel de la servitude volontaire des habitants de ce type de sociétés. Une servitude indispensable au maintien du système capitaliste néolibéral comme […]

#GiletsJaunes et insurrection populaire : le pouvoir sait qu’il peut tomber

Ce que n’a pas vu venir, ni compris le pouvoir en place est le cœur des véritables mouvements révolutionnaires : la fin d’une illusion politique générant l’explosion du sentiment d’injustice. Ce sentiment est violent, sans nuances et puissant. Les révolutions sont violentes, sans nuances et puissantes. Et c’est toujours le sentiment d’injustice qui les provoque. […]